31.10.2019

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Notre entourage qui dit de lâcher prise.

20.08.2017

Lâcher prise. Au début de mon parcours, quand j'entendais ces deux mots, je souriais sagement en hochant la tête. Après quelques années ils me mettaient dans un état de colère noire. Je m'entendais répliquer: "C'est quand que je dois lâcher prise: avant, après ou pendant la piqure journalière?"

 

 

Probablement notre entourage nous veut du bien en nous conseillant de ne plus y penser. Et là, je vous propose un exercice: "ne pensez surtout pas à un éléphant bleu"! Vous imaginez quoi?

 

En ce qui me concerne, je ne pouvais pas "ne pas y penser". J'ovulais tous les mois et pendant ces 1 à 2 jours, j'avais très mal. Difficile donc de passer outre que c'était une nouvelle chance de faire un bébé. Inutile de préciser que c'était également impossible "d'oublier" pendant les traitements.

 

Ces conseils "bienveillants" étaient insupportables pour moi. Car elles réduisaient mon incapacité à tomber enceinte à un problème psychologique qui se passait, selon l'avis de l'entourage" uniquement dans ma tête. C'était dévastateur et je culpabilisais terriblement pendant de nombreuses années.

 

Quand l'immunologie en Allemagne m'a trouvé un problème immunologique, j'étais tellement soulagée! Je n'étais pas folle, j'avais un "vrai" problème. 

 

Mais quand je l'ai annoncé autour de moi,  pour dire: "regardez, je l'ai noir sur blanc, ce n'est pas dans ma tête, c'est un problème médical." J'entendais dire un membre de la famille: "mais Jacqueline, prenez des vacances, pensez à autre chose et tu vas voir, tu vas tomber enceinte." C'est le jour où j'ai compris que mon entourage ne me comprenez pas.

 

Non je n'ai pas pu arrêter d'y penser et je suis quand-même devenu une maman.

 

Donc surtout, ne culpabilisiez pas de ne pas pouvoir "lâcher prise". C'est impossible quand le chemin est si compliqué et qu'on le désire tant. 

 

Ce qui est plus juste, à mon avis, c'est d'atteindre un état d'acceptation. D'accepter que ça prenne du temps, d'accepter qu'on ne puisse tomber enceinte sans la médecine jusqu'au jour où nous arrivons à accepter la pensée, d'abord juste la pensée, de peut-être ne jamais avoir des enfants.

 

C'est la seule chose qui avait changé avant ma dernière FIV, qui m'a offert mes deux enfants: Je permettais à la pensé, de ne jamais devenir maman, d'exister.

 

Dans n'importe quelle situation de notre vie, l'acceptation est un moyen très puissant de trouver la paix avec les choses que nous ne pouvons pas changer.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Jacqueline Comte

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