« C’est parce que tu y penses trop ! »

Quand on est dans la situation d’un désir d’enfant non abouti, cette remarque a l’effet d’une flèche qui, aboutissant pile dans le mille, nous tétanise instantanément.


Je me rappelle bien combien cette phrase-type me faisait souffrir. Mais face au regard compatissant et savant de mon vis-à-vis, qui pensait que mon infertilité inexpliquée se résumait à un problème dans ma tête, je restais muette.


Par la suite, grâce à l’expérience des années qui passaient, j’expliquais autour de moi qu’on ne pouvait pas résoudre l’infertilité en « n’y pensant moins ». Que dans cette situation, on éprouvait une réelle souffrance émotionnelle, mentale et physique. En plus, cette dernière étant trop souvent minimisée et sous-estimée par la société, les femmes concernées se retrouvaient souvent isolées émotionnellement.


Mais… je vous pose une question : « est-ce que la souffrance dont je parle, est seulement minimisée par les autres ou également par vous-même ? Est-ce que ce n’est pas vous, avant les autres, qui ne prenez pas au sérieux votre peine ? Ne culpabilisez-vous pas de vous sentir mal ? »


Personnellement, pendant les 5 ans de mon désir d’enfant non abouti, je sais que je ressentais beaucoup de culpabilité. J’étais la première convaincue que je bloquais mon bébé parce que j’y pensais trop, ce qui me faisait plonger dans une spirale de culpabilité, de reproches et de honte vis-à-vis de moi-même (et de mon entourage).


Je me sentais très mal avec moi-même.


À un moment donné, c’était trop. Je ne voulais plus continuer ainsi et j’ai senti que je devais mobiliser mes propres ressources pour assurer ma santé mentale et physique. J’ai compris que si je ne pouvais pas changer la situation dans laquelle je me trouvais, je pouvais au moins essayer de changer mon état d’esprit vis-à-vis d’elle. Peut-être pas tous les jours, mais le plus souvent possible.


Alors j’ai arrêté de vouloir arrêter d’y penser.


J’ai juste essayé, le plus souvent possible, de changer le focus de mes pensées. De m’orienter sur la possibilité de réussite au lieu de me focaliser sur la possibilité d’échec.


Si vous voulez, j’ai arrêté de nourrir la pensée que mon bébé n’était pas là, et commencé à me concentrer sur le fait qu’il allait arriver.


La différence est subtile mais de taille : pendant que la première variante fait grandir le DÉSESPOIR, la deuxième renforce L’ESPOIR.


Grâce à ça, j’ai repris goût à la vie, j’ai eu plus d’énergie à disposition et un moral plus solide. Et surtout, l’idée que mon bébé n’était pas loin et allait arriver, m’a aidé à persévérer.


Je vous invite à essayer : nourrissez la pensée d'y arriver !


Cette pensée est tout aussi importante que vos tests d’ovulation et vos injections de médicaments. Elle est orientée « solution » et non « problème » ! Ainsi votre corps profite d’une énergie de confiance et de joie, ce qui lui permet de se détendre. Et ceci est toujours bénéfiques, même si ce n’est qu’un court instant par ci et par là.


« Avez-vous des fois peur d’y croire ? » Alors c’est que vous avez probablement une fausse croyance au fond de vous qui vous dit : « si j’y crois trop, ça ne se fera pas ». Ou que « si je n’y crois pas trop, je ne vais pas être trop déçue ».


Alors identifiez-la et remplacez-la par une croyance de réussite !


Car je vous donne un secret : vous n’allez pas être moins déçue parce que vous n’y aviez pas cru. Au contraire, vous allez éventuellement culpabiliser par-dessus tout le reste, de ne pas avoir essayé d’augmenter vos chances de réussite en y croyant avec tout votre cœur !


Alors allez-y à fond !


Et prenez soin de vous.


Jacqueline Comte


Ce post est un extrait de mon guide « en attendant que bébé arrive ». Si vous voulez en savoir plus, ou le commander, c’est par ici.

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