« Tu veux vraiment remettre ça ? »

Il y a 4 ans exactement, mon chemin du désir d’enfant a pris fin. Léo a rejoint mon ventre le 11 février 2016, a fait de moi une maman de deux enfants, de nous une famille de quatre et de Zoé une grande sœur. Je n’oublierai jamais le jour où vous vous êtes vu pour la première fois. Ce jour-là, toutes les pièces du puzzle sont tombées à leur place et ce long chemin a trouvé son sens ultime, son évidence.



Ça a toujours été une évidence pour moi de vouloir un deuxième enfant et heureusement, cette fois-ci, je n’avais plus besoin de repasser par le processus complet d’une FIV. Léo nous attendait patiemment, cryoconservé, depuis un peu plus de 2 ans. Il suffisait de prendre un peu d’œstrogène, un peu de progestérone, un peu de cortisone et un peu d’immunosuppresseur.


Pour moi ce n’était rien.


Car malgré mes difficultés et malgré l’investissement physique et émotionnel que ce choix comportait, ce deuxième enfant était tout ce que j’ai toujours voulu. Et je le désirais pleinement et entièrement.


Donc oui je voulais « remettre ça » et heureusement mon mari m’a suivi. Lui aussi a toujours rêvé d’une famille à quatre, mais soucieux pour ma santé, il aurait préféré m’épargner tous ces médicaments. Côté entourage, j’ai également eu de la chance et notre vœu a été accueilli les cœurs ouverts. Ce qui ne va pas forcément de soi, car je sais que beaucoup d’entre vous souffrent du fait que votre projet PMA pour avoir un nouveau bébé, ne soit pas aussi bien vu par votre entourage que vous le souhaiteriez.


Avez-vous affaire à des jugements, des appréhensions et de l’incompréhension ? Voyez-vous de l’inquiétude dans leurs yeux au lieu de la joie ? Devez-vous vous justifier pour votre choix et répondre à des questions telles que « pourquoi vous ne vous contenteriez pas de l’enfant (en bonne santé) que vous avez déjà ? » …


Il faut les excuser… Beaucoup d’entre eux ne savent pas à quel point ce désir, d’avoir un nouvel enfant, compte pour vous. Ils ne peuvent pas s’imaginer que vous vivez cette attente tout aussi difficilement et douloureusement que la première fois. Ils ignorent que cet enfant compte tout autant que le premier, et que vous ne vous sentez pas complète, tant qu’il ne vous a pas rejoint. Et ils ne connaissent certainement pas ce manque que vous ressentez fortement au fond de votre cœur.


Ce manque… C’est bizarre qu'un enfant puisse nous manquer alors que nous ne le connaissons pas encore... et même si vous l’avez certainement déjà ressenti avant de tomber enceinte de votre premier, cette fois-ci, c’est subtilement différent.


La première fois vous n’aviez que votre imagination pour vous rêver enceinte. Mais maintenant, vous savez. En plus, la première fois, vous aviez peut-être des doutes sur la faisabilité. Mais là, vous avez la certitude que vous en êtes capable. Ça a marché ! Et chaque jour vous voyez devant vous la merveilleuse preuve de vos démarches : un petit être avec deux petits yeux qui brillent de mille feux.


Cet être c’est vous qui l’avez construit. Cellule après cellule. Et votre corps se souvient exactement de chaque petit détail : ce changement subtil dans votre organisme quand un tout petit embryon s’implante dans votre ventre, ce sentiment de joie de porter une vie, cette sensation quand votre bébé bouge, ce bouleversement émotionnel après l’accouchement et cet amour incroyable que vous avez ressenti, quand votre regard a croisé le sien pour la toute première fois.


Chaque enfant est un miracle.


Alors je vous souhaite d’en accueillir autant que vous souhaitez et de ne pas avoir à vous justifier pour ce désir indescriptible. Et si, afin d'y arriver, vous avez besoin de passer par la PMA, je vous souhaite un entourage compréhensif et ouvert. Je vous souhaite qu’il comprenne que ce désir d’enfant est certes différent de la première fois, mais tout aussi important pour vous.


Ce nouvel enfant, j’aimerais que vous puissiez le désirer tout aussi ouvertement que la première fois, en sachant que même si la nature a ses limites, l’amour d’une mère n’en a aucune.


Prenez soin de vous !


Jacqueline C.

Jacqueline Comte

Sage-femme de l'âme.

Mon cabinet se trouve dans le Canton de Vaud en Suisse. 

 

Si vous êtes intéressées à me rencontrer, n'hésitez pas à m'appeler. De cette manière nous pouvons faire connaissance, identifier vos besoins et je peux vous expliquer ma manière de travailler.

Jacqueline Comte

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