Quand bébé ne vient pas. Ce manque qui vous veut du bien.

La plupart du temps, au début de notre quête de fonder une famille, nous nous permettons doucement et secrètement, de rêver à notre enfant. Nous imaginons de le tenir dans nos bras, de le bercer, de lui caresser ses toutes petites mains, de le regarder, de le toucher, de le sentir... avec ces images, un lien commence à se créer et cet enfant, bien avant de naître, se met à exister dans notre cœur.


Mais quand bébé se fait attendre, il est de plus en plus difficile de nous réjouir de cette connexion. Car elle fait de plus en plus mal. C’est un peu comme si on perdait notre enfant, ou l’image de notre enfant, à chaque tentative infructueuse. Encore et encore, nous naviguons entre espoir et désespoir, et nous vivons un véritable deuil perpétuel, extrêmement éprouvant.



Pas étonnant donc que beaucoup de femmes évitent de maintenir cette connexion à la longue. Trop grande est la souffrance. Chez mes clientes, qui se trouvent sur le chemin depuis un long moment, je constate presque toujours une coupure de ce lien. Parce que, qui dit lien, dit manque. Et ressentir ce manque fait mal. Alors elles préfèrent se déconnecter. Parfois, parce qu’elles sont en colère contre leur enfant qui ne vient pas, parfois parce qu’elles ont l’impression de ne pas avoir le droit de se sentir Maman, souvent parce qu’elles craignent trop le danger émotionnel face à une éventuelle déception.


Alors elles ferment leur cœur à triple tour, et leurs ventres se ferment avec.


A l’époque, au milieu de mon parcours, je me trouvais dans la même situation. J’étais blessée que mon enfant ne venait pas et je m’étais fermée à lui. Pour compenser, je m’étais lancé encore plus dans l’hypercontrôle de mes cycles et de mes protocoles PMA. Je ne me rendais pas compte que mon désir d’avoir un enfant avait, peu à peu, cédé au désir de réussir. Je menais un combat, un bras de fer (faire), qui était loin de la douceur, de l’amour et du sentiment d’accueil que j’avais pu ressentir au début de mon parcours.


Vous reconnaissez-vous dans ce que je décris ?


J’ai envie de vous dire que c’est normal. Personne n’aime avoir mal et si nous pouvons éviter de nous exposer à la douleur, c’est humain de nous en extraire. Mais sachez que ce manque que vous ressentez, découle de ce lien que vous avez déjà créé avec votre enfant. Ce lien qui est si important sur ce chemin et qui vous aidera à garder le cap, à continuer et à persévérer.


Car ce lien n’est rien d’autre que de l’amour. Un amour qui vous rend vulnérable, certes. Mais c’est justement lorsque vous êtes vulnérables que vous êtes pleinement vous, profondément sincère et complètement ouverte. C’est dans cet état, où toutes vos barrières sont déjà à terre, que vous êtes en pleine connexion avec cet amour inconditionnel que peut ressentir une Maman.


Vous voyez, vous vous êtes cru sur le chemin de devenir une Maman, alors que vous l’êtes déjà.


Prenez soin de vous.




Accompagnement du désir d’enfant

& guidance de vie au féminin. www.jacquelinecomte.ch



P.S.: voici la vidéo qui explique pourquoi s’ouvrir au manque peut vous être bénéfique sur ce chemin, qui peut parfois s’avérer long, et dans laquelle je raconte mon histoire personnelle, et un peu mystique, de ma connexion avec Zoé, qui a commencé année avant sa conception.



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