Comme toujours pour Noël...

j’ai une pensée toute particulière pour vous toutes, qui attendez toujours de devenir Maman... je vous vois affronter les rayons de jouets et de puériculture pour trouver un cadeau pour vos neveux et nièces, en essayant soigneusement d’ignorer toutes ces petites merveilles que vous rêveriez tant d’acheter pour votre bébé... Je vous vois dresser la table de Noël pour votre famille et votre sœur, belle-sœur, ou cousine, qui attend son premier, son deuxième, voir son troisième… Je vous vois devenir silencieuse face à l’attention qui est tournée vers le petit dernier de la famille et afficher le sourire là, où votre cœur pleure. Je vous vois avoir rêvé tant de fois de pouvoir fêter Noël, le ventre arrondi. Je vous comprends tellement…


Le quatrième Noël de mon désir d’enfant, j’ai écrit une lettre à ma future fille. Je lui ai écrit qu’elle allait s’appeler Zoé et à quel point je me réjouissais de devenir sa Maman. Je lui ai expliqué qui j’étais, ce que je faisais et où je vivais. Je lui ai présenté son papa et ce que nous rêvions lui apporter, une fois qu’elle sera parmi nous. Je lui ai raconté que pour elle, j’avais tout fait pour devenir quelqu’un de meilleur. Que j’avais éclairé les coins les plus sombres de mon être, rallumé la lumière, fait de l’ordre, pardonné et guéri ce que j’avais à guérir.


Je lui ai dit que j’avais trouvé de l’aide auprès de médecins et de médicaments. Que j’avais fait de la paix avec l’idée de l’accueillir de cette manière. Que le pont médical entre elle et moi était en place, et que j’étais prête à faire ma moitié du chemin, une dernière année encore.


Mais je lui ai aussi dit que pour l’autre moitié du chemin, c’était maintenant à elle de jouer. Je lui ai avoué que j’étais arrivée au bout de mes possibilités tant personnellement, que médicalement. Que je ne pouvais, et surtout, je ne voulais rien faire de plus. Que j’étais qui j’étais, ni plus, ni moins. Qu’après cette année, je me rendrai, je poserai les armes et je me soumettrai à son choix. Que je continuerai sans elle, non sans l’aimer pour toujours. Que j’essayerai d’avoir une vie heureuse, malgré tout.


J’ai mis la lettre dans un petit pot de fleurs, et je l’ai posé sur le rebord d’une de nos fenêtres, à côté d’une bougie. Une bougie que j’ai allumée tous les soirs pendant une année. C’était mon rituel à moi, je me disais que de cette manière, Zoé saurait mieux me trouver...


Et elle a trouvé mon ventre 375 jours plus tard.



Et si, en cette fin d'année vous écriviez une lettre à votre futur enfant ? Écrivez tout ce que vous avez envie de lui dire. Ça fait tellement du bien !


Essayez d'avoir confiance aussi. Confiance en votre future enfant et en la vie. Souvenez-vous quand vous étiez petite et quand vous écriviez au père Noël. Jamais vous n'avez douté une seule seconde que la lettre lui parviendrait vraiment et jamais vous n'avez douté de recevoir votre cadeau pour de vrai.


N'oubliez jamais que la vie a la capacité de changer en une fraction de seconde et de vous présenter le plus grand des présents.


Dans cet esprit je vous souhaite à toutes d’heureuses fêtes de fin d’année entourées de personnes que vous aimez, habitées d’un sentiment de paix et d’espoir et surtout en l’absence de distance de sécurité dans le cœur.


Et si vous le souhaitez, je vous souhaite que mon vœu se réalise.


Prenez soin de vous.


Jacqueline C.

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Accompagnement du désir d'enfant
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