J'honore ma tristesse pour mieux m'ouvrir.

Je crois que nous sommes tous, plutôt plus que moins, tristes. Mais dans une époque où l’apparence joyeuse prime, nous faisons tout pour ne pas le montrer, pire, pour ne pas le ressentir.


Je pense sincèrement que notre volonté de ne pas vivre notre tristesse, est actuellement un grand problème dans le monde. Car plus nous craignons notre tristesse, plus nous avons tendance à rester constamment en mouvement et à nous focaliser sur ce qui est extérieur à nous, pour ne pas ressentir ce qui se passe à l’intérieur de nous. Ainsi, nous allons d’activités en divertissements, d’objectifs à réussir en choses à acquérir, de faux sourires affichés en contenus à poster, d’obsessions en dépendances…


Nous fuyons, bloquons et rejetons la tristesse en bloc, comme si c'était la tristesse le problème. Alors que problème ne vient pas d'elle, mais de la peur que nous éprouvons à l’éprouver !



Ce que nous ignorons, c'est que meilleur moyen de sombrer dans la tristesse en permanence est de la bloquer, de la fuir et de la rejeter. Car toute émotion que nous bloquons dans le but de ne pas la ressentir, grandie, s’intensifie et s’installe pour de bon.


Alors que faire avant que la dépression nous fasse coucou ? Rien de plus simple : RESSENTIR !


La seule chose qui nous habite réellement sont nos émotions. Nous ne pouvons rien vivre, toucher, entendre, penser ou voir sans ressentir quelque chose à l’intérieur de nous. De tout ce que nous vivons ou pensons, c’est égal si réel ou non, notre cerveau en crée une image et notre corps en crée une émotion.


Il existe une panoplie d’émotions et la tristesse en fait partie. La tristesse est juste une émotion qui a la capacité de nous traverser et de s’en aller comme elle est venue.


Regardons un enfant, c’est si simple d’être triste.


Contrairement à ce que nous croyons, la tristesse ne peut pas nous faire de mal. Elle n’est pas dangereuse ou méchante, elle n’est pas plus grande ou plus forte que les autres émotions.


Remarquons une fois de plus que le problème n’est pas la tristesse, mais notre croyance que nous avons vis-à-vis d’elle. Cette croyance qui nous murmure qu’elle va nous

« tuer », que nous n’allons plus jamais nous relever si nous nous y connectons. Combien de fois j’ai entendu cette phrase en séance… mais c’est faux.


C’est justement de s’y connecter le secret. Parce que seulement une émotion vécue et transportée, peut se transformer.


Chaque émotion qui profite de votre attention sans jugement, diminue, se modifie et change. Faites-en l’expérience, vous allez être surprises !


Il est temps de vous reconnecter à vos émotions, plus précisément à votre tristesse. Réintégrez et honorez-la. C'est vraiment simple comme un jeu d'enfant 😉 : ressentez-la sans essayer de l’enlever.


Ainsi, vous récupérez la partie de vous-même que vous rejetiez et vous redevenez entière. Arrivée au centre de votre vulnérabilité, vous pouvez enfin être qui vous êtes. Plus besoin de vous cacher, de faire semblant, de courir, de fuir, de bloquer, de vous bloquer. Vous pouvez vous détendre et vous ouvrir pleinement.


A travers votre tristesse vous avez la possibilité, simplement en la ressentant, à vous ouvrir à vous et à votre ventre. Un ventre qui n'attend qu'une chose, s'ouvrir à son tour pour accueillir un enfant.


Prenez soin de vous.




Guidance de la femme.

Spécialiste en désir d’enfant.

Lecture et Formation Annales Akashiques

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