En attendant bébé, j'attendais et je ne vivais plus.

Après publication de mes articles, je reçois beaucoup de vos témoignages et de vos mots qui me vont droits au cœur. Souvent, vous me complimentez en me disant que je suis si courageuse, forte et tellement positive… que vous aussi vous aimeriez être comme ça.


Mais vous savez, pendant mon parcours du désir d’enfant, là où vous vous trouvez actuellement, j’étais exactement comme vous. Je souffrais énormément. J’étais triste, meurtrie même, impatiente et j’avais peur. Très peur. Je n’y pensais à rien d’autre.

Je pourrais vous faire des longs articles sur l’imaginable désespoir que j’ai ressenti pendant ces 5 ans, sur les maintes fois que j’ai pleuré dans mon lit, seule, en me disant que le ciel m’avait oublié. Mais ça ne vous aidera pas vraiment…




Je préfère plutôt vous parler de ce qui m’a aidé pendant mon propre parcours. Car chaque souffrance est également une chance. Je suis devenu ce que je suis, grâce à cette traversée du désert, qui a duré 1'800 jours et pendant laquelle j'ai dû trouver des solutions à mon malêtre. Aujourd'hui j'ai l'énorme chance de pouvoir les partager, en écrivant mes articles et en accompagnant des femmes et des couples sur ce chemin. Si ce qui m'a aidé, aide aujourd'hui d'autres personnes à trouver de la lumière, de la douceur et de l’amour là où il n'y avait que l'ombre auparavant, alors toute cette souffrance aura valu la peine.


Je dirai que trois-quarts de ces 5 ans je me suis sentie comme anéantie, coupée de moi et de la vie et complètement impuissante face à cette attente que je ne supportais pas. Je faisais qu'attendre, et en attendant, je ne vivais plus.


Mais à un moment donné, vu que ça a duré tellement longtemps, j'ai senti que je devais changer quelque chose. Je savais que si je continuais ainsi, il ne resterait rien de moi ni de ma vie. Si vous voulez, c'est comme un instinct de survie qui m'a alerté de reprendre la place centrale de ma vie et de redevenir plus importante que ce bébé qui ne venait pas. J'ai compris que c'était à moi de changer et que je devais mobiliser mes propres ressources pour assurer ma santé mentale et physique. Alors je me suis mise à lire, à prendre des cours et j’ai commencé la méditation. J’ai cherché un moyen pour me retrouver et pour améliorer mon quotidien. J'ai trouvé des réponses dans la spiritualité et dans le domaine de la force de la pensée. J’ai compris que si je ne pouvais pas changer la situation dans laquelle je me trouvais, je pouvais au moins essayer de changer mon état d’esprit vis-à-vis d’elle. Et miracle, petit à petit, j’ai commencé à aller mieux, malgré le fait que je n’étais toujours pas enceinte.


Si vous voulez, au lieu de nourrir la pensée que mon bébé n’était pas là, j’ai commencé à nourrir la pensée qu’il allait arriver. La différence est subtile mais de taille : pendant que la première variante fait grandir le désespoir, la deuxième renforce l’espoir.


Cet état d’esprit a tout changé pour moi. J'ai retrouvé du plaisir à m'occuper de moi et de la joie pour les petites choses de la vie. J'ai eu plus d’énergie à disposition pendant mes traitements, un moral plus solide pendant l’attente et je me suis relevée plus vite après les (nombreux) échecs. Et j’ai continué à échouer un long moment… croyez-moi. Mais néanmoins, de me dire que mon bébé allait arriver, m’a aidé à persévérer et depuis, je sais mieux entendre la voix de mon intuition qui me guide à travers des difficultés


Mais rassurez-vous, il y a eu beaucoup de hauts et de bas. Je n'étais de loin pas toujours courageuse, forte et optimiste et il est important pour moi de vous le préciser. Car ce parcours n’est pas facile et c’est absolument normal que vous vous sentiez triste, en manque, perdue, angoissée... etc. Vous avez le droit de vous sentir ainsi ! N'essayez même pas de vouloir enlever ces émotions que vous jugez comme "négatives". Elles sont nécessaires et normales et au lieu de lutter contre elles, essayez plutôt de les laisser exister et d'AJOUTER autre chose. Ajoutez vos forces intérieures, notamment la force de votre pensée !


Nous n’avons qu’une pensée mais deux options : croire au meilleur ou croire au pire.

Oui je sais, c’est un boulot de tous les jours ! Pour moi aussi, encore maintenant. Vous vous êtes déjà demandé pourquoi c’est beaucoup plus facile d’être négatif ? Peut-être parce qu’on nous a dit que si on ne croyait pas trop au bonheur, on tombait moins bas ? Qu’on ne méritait pas le meilleur ? Que si on n’y croyait pas, qu’on ne pourrait pas être déçu ? Ça s’appelle des fausses croyances.


Vous ne trouvez pas ça dommage ? C’est aussi important que vos tests d’ovulation et vos injections de médicaments ! Nourrissez la pensée que vous allez y arriver ! Si pour vous la pensée est trop abstraite, elle n’est rien d’autre qu’une image. Une photo intérieure de vous et de votre bébé que vous pouvez regarder à tout moment. L’inconscient ne fait pas de différence entre une image que vous voyez les yeux ouverts, ou une que vous voyez les yeux fermés. Votre corps et vos cellules ne vont donc plus ressentir le manque et la douleur, car pour eux, c’est comme si le bébé était déjà là. MAINTENANT. Vous lui faite alors ressentir de la joie et de l'amour et ainsi, vous lui ajoutez autre chose que de la souffrance. Ceci lui permet de se détendre, même si ce n'est qu'un court instant.


Alors regardez votre image intérieure tous les jours en y croyant, comme si c’était déjà là, les yeux fermés, le sourire aux lèvres et le cœur grand ouvert.


Prenez soin de vous.


Jacqueline C.


Si vous voulez savoir plus sur lie lien direct entre vos pensées et le bienêtre de votre corps, venez écouter ma conférence « arrêtez de vouloir arrêter d’y penser » au Bliss Festival le 29 février 2020 à Genève.

Jacqueline Comte

Sage-femme de l'âme.

Mon cabinet se trouve dans le Canton de Vaud en Suisse. 

 

Si vous êtes intéressées à me rencontrer, n'hésitez pas à m'appeler. De cette manière nous pouvons faire connaissance, identifier vos besoins et je peux vous expliquer ma manière de travailler.

Jacqueline Comte

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