Conférence « DESTIN D’UN EMBRYON ENTRE NATURE ET CULTURE. »


Tout d’abord j’aimerais chaleureusement remercier Dr. Pascal Mock, Spécialiste en gynécologie et obstétrique FMH, Directeur scientifique et cofondateur babyIMPULSE de m’avoir invité à cette première rencontre scientifique d’un cycle de conférences 2020 présenté par babyIMPULSE, laboratoire de biologie de la reproduction et Hirslanden Clinique des Grangettes.


L’embryon a été au centre de cette première conférence, après laquelle j’ai le plaisir de revenir vers vous avec ces quelques mots. L’embryologie est un sujet aussi passionnant que vaste et les intervenants de lundi soir étaient extrêmement pointus.


Vous me pardonnerez alors de ne pas pouvoir rentrer dans les détails de ce que j’ai entendu et vu, mais de plutôt vous donner un aperçu des grandes lignes en répondant à la grande question : « est-ce qu’un embryon fécondé dans l’éprouvette est plus stressé qu’un embryon conçu naturellement et est-ce que ce stress peut modifier l’épigénétique de ce futur adulte ? »



Mais tout d’abord l’épigénétique en très, très, très bref.

L'épigénétique correspond au domaine se focalisant sur toutes les modifications (ou facteurs) qui ne sont pas codées par la séquence d'ADN (méthylations, prions...). Elle régule l'activité des gènes en facilitant ou en empêchant leur expression. Elle est fondamentale car elle permet une lecture différente d'un même code génétique. Elle explique par exemple les différences existant chez des vrais jumeaux.


L'épigénome, à la différence du patrimoine génétique, est variable. Il dépend de plusieurs facteurs tels que l'âge ou l'environnement. Ainsi, il a été démontré que les niveaux de stress de la mère durant la grossesse pouvaient le modifier en profondeur.


De la cellule, à l’embryon, à l’humain.

Aujourd’hui on sait que les 1000 premiers jours, allant de la période de la conception, aux deux premières années de la vie après la naissance, sont déterminants pour le développement de l’enfant et la santé de l’adulte qu’il deviendra. 


Actuellement, 7 millions de bébés ont mondialement été conçus grâce à l’aide de la PMA. Il est donc évident que les scientifiques s’intéressent davantage à la période périnatale, et particulièrement à celle de la préconception. Nous revenons donc à la question : « est-ce qu’un embryon fécondé dans l’éprouvette est plus stressé qu’un embryon conçu naturellement et est-ce que ce stress peut modifier l’épigénétique de ce futur adulte ? »


Actuellement, aucune étude peut réellement appuyer cette hypothèse, car les facteurs qui rentrent en ligne de compte lors de la conception d’un enfant, sont tout simplement trop nombreux. La fécondation in vitro et la culture de l’embryon dans l’éprouvette, représentent finalement qu’une petite partie de la création humaine, qui sont précédée et succédée d’énormément d’autres facteurs en lien avec la mère et le père.


Néanmoins, on sait aujourd’hui à quel point les premiers jours d’un embryon sont importants, voire primordial, pour le futur développement de ce dernier. Comme le montre l’observation faite par Barker et collègues, en 1986, les individus nés avec un faible poids de naissance ont un taux de mortalité cardiovasculaire plus élevé une fois atteint l'âge adulte. Cette théorie, appelé « théorie de Barker » postule que des facteurs environnementaux, notamment nutritionnels, pourraient agir durant les phases précoces de la vie et définir en partie le risque de souffrir de maladie cardiovasculaire à l'âge adulte.


Un embryon est donc avant tout le point de rencontre entre un homme et une femme, si on part du modèle d’un couple traditionnel, de la maman et du papa. Chacun de ces deux individus amène son histoire et chacun est soumis à différents facteurs tels que :


  • les variables biologiques : l’hérédité, les prédispositions, l’âge, l’état de santé.

  • Les facteurs comportementaux et le mode de vie : le tabagisme, l’hygiène, la nutrition, la pratique d’activités sportives, le rythme de vie et de travail, le fait de vivre en ville ou à la campagne, etc.

  • Les facteurs socio-économiques : l’accès aux soins de santé, le niveau de l’éducation, de revenus, l’activité professionnelle, etc.

  • L’état psychologique et émotionnel.

  • La sensibilité particulière de chaque individu.

  • Les facteurs environnementaux.


Tous ces facteurs vont probablement bien plus influencer l’épigénétique d’un embryon qu’une conception médicalement assistée ne pourrait le faire. Mais néanmoins, pour reprendre les mots du Dr. Pascal Mock, qui est l’inventeur d’une nouvelle technique plus naturelle de PMA baptisée “fécondation in vivo assistée” : « les professionnels de la périnatalité ont pris conscience de l’importance cruciale des premiers jours de vie d’un embryon et continuent à approfondir les mécanismes de la création humaine, pour garantir une intervention aussi peu invasive que possible ».


Côté PMA, de nombreux points continuent d’être améliorés d’année en année, non seulement pour garantir la santé de la future maman, mais également pour donner le plus de chances possibles à ces cellules pour qu’elles puissent devenir un embryon, un fœtus, puis un bébé en bonne santé.


Mais cette responsabilité ne repose pas uniquement sur les épaules des scientifiques. C’est tout d’abord vous, chère future maman et vous cher futur papa, qui êtes à la base de tout. Car vos cellules réunies donneront un embryon, un fœtus et puis un bébé. Un bébé qui deviendra un enfant, un adolescent et finalement un adulte qui lui, est à la base de la nouvelle génération.


Alors prenez le temps de vous occuper de vous avant de concevoir votre bébé. Faites un point sur votre condition physique, mental, émotionnel, analysez et optimisez votre environnement et votre nutrition afin de créer cette nouvelle vie aussi consciemment que possible. Vous allez alors l’accueillir de la meilleure manière qui soit, peu importe si c’est naturellement ou avec l’aide des médecins.


Prenez soin de vous !


Jacqueline C.


P.S. : si le sujet de la conception consciente vous intéresse, je vous invite à lire mon article à ce sujet : « La conception consciente. Un bébé ne se contrôle pas, un bébé s’accueille. »

Jacqueline Comte

Sage-femme de l'âme.

Mon cabinet se trouve dans le Canton de Vaud en Suisse. 

 

Si vous êtes intéressées à me rencontrer, n'hésitez pas à m'appeler. De cette manière nous pouvons faire connaissance, identifier vos besoins et je peux vous expliquer ma manière de travailler.

Jacqueline Comte

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