A votre avis ?


Après plus de trois ans à accompagner des femmes sur leur chemin envers leur enfant, il m’arrive de plus en plus fréquemment d’avoir des clientes qui ont eu l’immense plaisir de devenir maman.


Être maman.

Le summum du bonheur.


Combien de fois nous en avons discuté, de ce qu’elles espèrent trouver dans la maternité : joie, amour et sérénité, par exemple. Et aujourd’hui, nous nous retrouvons de nouveau ensemble en séance, non parce qu’elles souffrent de l’absence de leur enfant, mais de l’effet de son arrivée 😊.


Parce que l’angoisse « d’avant » a pris la forme de l’angoisse « d’après ».



Je connais bien ce sentiment, car en 2014, après cinq ans d’attente et de combat, enfin enceinte de mon premier bébé, j'étais persuadée que j'allais m'épanouir dès les tous premiers instants de la maternité. Je l’avais tant de fois imaginé, visualisé et rêvé, mon enfant et moi. Moi un sourire aux lèvres, parfaitement sereine et détendue.


Et puis le rêve est devenu réalité et Zoé est née. Comme prévu, j'étais aux anges, habitée par un profond sentiment de gratitude de tenir enfin dans mes bras, ce bébé que j’avais tant désiré. Mais cette pure vague de bonheur n’a malheureusement duré que quelques instants.


Déjà à la maternité, j’ai commencé à être très angoissée. Je ne savais pas d’où ça venait, ni pourquoi. J’avais peur de tout. De tout. Je naviguais constamment entre gratitude et angoisse, terrorisé à l’idée de ne pas savoir comment faire avec la petite, l’aimant tellement fort, que je voulais lui éviter toute peine.


Arrivée à la maison, j’ai réalisé dans quelle galère je m’y étais mise. Plus jamais je n’allais être la femme d’avant, plus jamais je n’allais me soucier de rien d'autre que de moi. J’ai réalisé que je ne pouvais plus jamais être complètement sereine, plus jamais complètement insouciante et libre, parce que dorénavant, mon cœur se baladait à l’extérieur de moi, dans un autre petit être, dans ma fille. Mon bien-être dépendait à présent de son bien-être et ce dernier, était soumis à des lois plus grandes que je ne contrôlais pas.


Vous savez, avant sa naissance, on m'avait prévenu que j'allais être fatiguée ou débordée, mais je n'étais absolument pas préparée à me retrouver face à cette angoisse. Une angoisse tellement forte que pour un instant, ça m’a effleuré l'esprit de vouloir faire demi-tour et de revenir à ma vie tranquille d’avant. Même après tout ce que j’avais dû endurer pendant la période de mon désir d’enfant, jamais, j’avais ressenti quelque chose de comparable auparavant.


Ce choc a bien duré une année ou plus. Une année pendant laquelle j’ai constamment été tiraillé entre l’énorme sentiment d’amour et la pénible impression d’avoir perdue complètement le contrôle sur mes émotions face à ce petit être.


Rien ne se passait comme prévu et j’étais loin de mon image parfaite que je m’étais faite de moi-même en tant que maman. Je résistais de toutes mes forces contre mon véritable moi, en m’efforçant tous les jours de correspondre à cette maman parfaitement détendue, sereine et joyeuse que je voulais être. Résultat des courses : je vivais dans un état de culpabilité constant auquel s’ajoutait un autre élément, le stress.


Et le pire, c’est que je voyais les autres mères autour de moi, parfaitement détendues. Elles avaient l'air tellement en phase dans leur rôle de maman et en les observant, je me sentais complètement dépassée. J'avais attendu ce bébé si longtemps et il me semblait que je gérais finalement moi bien que toutes les autres.


C’était un sentiment terrible de ne pas être à la hauteur, de ne pas être assez, d’échouer en vivant mon plus grand rêve.


Il n’y avait qu’une seule solution : je devais baisser mes exigences envers moi-même et accepter que je ne fusse pas cette image que je m’étais mise dans la tête. J’étais Jacqueline, une maman anxieuse et stressée mais une bonne maman quand-même.


Accepter d’être qui je suis et baisser la barre, m’a progressivement aidé à me détendre...


Et c'est finalement l'arrivée de Léo qui m'a réconciliée complétement avec la maternité. Dès les premiers instants, j'ai ressenti une grande sérénité, ce qui m'a confirmé que moi aussi, je pouvais être parfaitement relaxée avec un petit bébé. La culpabilité s'est estompée (même si elle me fait encore régulièrement un petit coucou) et aujourd'hui, je suis une maman normalement détendu. Bien entendu, mon mari vous dira que je pourrais l'être encore plus, mais pour moi, c'est déjà une grande victoire !


Avec du recul, je pense que lorsqu'on attend un enfant longtemps, on se fixe la barre très haut. Comme si pour le mériter, on se doit de faire mieux que les autres. Ou on veut montrer à notre entourage, qui nous surveille de près, qu'on arrive plus facilement à gérer le quotidien avec bébé parce qu'on l'a tant voulu.


Ce qui est évidemment faux, car attendu ou non, la maternité représente un des plus gros chamboulements dans une vie d’une femme (et d’un couple). Un chamboulement que nous affrontons chacune à notre manière. Attendue ou non, toutes les nouvelles mamans ont à faire à cette pénible impression de perdre le contrôle sur ce qui leur arrive. Toutes les nouvelles mamans doivent apprendre à naviguer à travers les vagues de la maternité.


C’est pour ça que c’est si important de se connaître avant.


C’est parce que je sais quel chamboulement un enfant peut représenter, que je vous mets au centre de mes séances, de mes vidéos et de mes posts. C’est maintenant que vous, vous avez l’occasion de vous remettre au centre de votre vie, de devenir le centre de vos préoccupations et de renouer avec vous-même, afin de retrouver la stabilité en vous.


Une stabilité « d’avant » qui va devenir une stabilité « d’après »… car votre seul repère, est, et sera toujours, VOUS.


Prenez soin de vous.


Jacqueline C.

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Accompagnement du désir d'enfant
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