A Noël, je le dis.

Je vous préviens, je deviens toujours un peu sentimental en voyant Noël approcher… et la tentation est grande de vous arroser avec mes pensées un peu sirupeuses…


Je trouve Noël fabuleux. C’est une si belle période pendant laquelle je me connecte à ce qui est vrai, à ce qui est essentiel et pendant laquelle je ressens particulièrement l’amour dans les airs. Car pour moi, Noël est avant tout… aimer.


Ça a toujours été ainsi, mais certains Noëls ont été moins évidents que d’autres. Car c’est aussi une fête pendant laquelle on pense aux personnes absentes, parties trop tôt de nos vies… et aussi à celles qui tarde à arriver dans nos ventres.


Comme déjà évoqué dans les commentaires du post de @podcastarretedypenser de cette semaine, c’est difficile de fêter le ventre vide quand on l’a rêvé autrement. C'est difficile d’affronter les femmes de la famille enceintes, les questions de tata… les réponses de mamie… les commentaires de la belle-sœur…


Ça me rappelle bien des fêtes de Noël :

La première année, après 12 mois d’essai bébé, mon père me disait : « peut-être tu n’es pas faite pour être mère, si la nature te dit non, faut écouter. »


La deuxième année, le cousin de mon mari et sa femme annoncent leur grossesse de jumeaux.


La troisième année, j’ai fait une fausse couche 2 mois avant.


La quatrième année, ma belle-sœur a accouché 10 jours avant.


La cinquième année, ça allait, j’étais en paix, j’avais un transfert d’embryon de prévu le 3 janvier.


Et le mieux : la sixième année, j’étais trop fatiguée pour fêter Noël, Zoé ayant 3 mois…


Ce qui m’a aidé pendant toutes ces années, c’est le fait que tout le monde était au courant de notre souhait de fonder une famille et de notre parcours. Avec mon mari, nous en avions toujours parlé ouvertement et c’était un soulagement de pouvoir me sentir libre. Certes, parfois il y a eu des remarques faces auxquelles je me suis sentie heurtée, mais à la longue, ça n’a jamais pu ternir tous ces moments où j’ai pu, en contrepartie, profiter de la chaleur humaine, de la compassion et d’un mot rassurant.


Alors en cette année particulière, où nous n’allons pas pouvoir nous réunir à 25 pour fêter, c’est peut-être le moment idéal de sortir de votre silence. Racontez à votre famille et à vos amis, que vous essayez d’accueillir un bébé (avec ou sans aide de la PMA). Vous allez voir à quel point c’est bénéfique de sortir de la solitude. A quel point c’est précieux de pouvoir compter sur le soutien de vos amis et de votre famille, pendant ce parcours qui peut parfois être très long.


En osant en parler, vous montrez que vous acceptez du plus profond de vous-même cette façon de fonder une famille.


Accepter est aimer.


En osant en parler, vous accordez une place concrète à cet enfant qui existe déjà dans votre cœur.


Faire de la place est aimer.


En osant en parler, vous prouvez votre confiance à votre entourage, et à leur capacité de vous faire sentir portée et comprise.


Faire confiance est aimer.


En osant en parler, vous vous montrez vulnérable, ce qui offre la possibilité à la personne en face, de partager avec vous, ce qui la fait souffrir à son tour.


Partager est aimer.


Vous voyez, c’est un chemin d’amour. Un amour qui émane de vous et qui crée des liens autour de vous. Un amour qui, bientôt, reviendra vers vous, remplissant votre ventre, sous forme d’un petit cœur qui bat.

Je vous le souhaite tant !

Prenez-soin de vous.

Jacqueline C.

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