Qui cherche... trouve. Chapitre 1 : La fécondation, les rendez-vous manqués.


Introduction.

Dès que nous envisageons le projet « bébé » au sein du couple, nous sommes souvent immédiatement plongés dans un état particulier d’excitation, d’euphorie et d’impatience… et aussitôt que la grande décision de fonder une famille a été prise, nous souhaitons immédiatement voir le résultat !

Mais parfois, bébé n'en fait qu’à sa tête et se fait désirer. Certains couples doivent s’y attarder un peu plus longtemps que prévu. Avec chaque mois qui passe, ce projet qui paraissait si simple au départ, commence à nous peser, mille questions nous préoccupent l’esprit et finissent par nous compliquer la vie : « pourquoi ça ne fonctionne pas » ? « Où chercher le problème et surtout par quoi commencer » ?

Pendant mes années de désir d’enfant non abouti, je me suis longuement plongée sur le sujet et j’ai épluché chaque détail de la création humaine. J’ai alors découvert qu’à l'origine de chaque bébé, une chorégraphie d’innombrables petites étapes s'enchainent minutieusement et à la perfection, les unes après les autres. C’est tout simplement un miracle et je serai à jamais stupéfaite devant une telle beauté.

Ça m'a beaucoup aidée de comprendre les différentes étapes du début d'une grossesse. Pour me permettre de trouver mon éventuel problème et pour comprendre le langage du gynécologue. Pour cette raison, en une série d’articles, j’aimerais vous faire part des grands chapitres de la création humaine, de leurs fonctionnements dans les moindre détails et de leurs dysfonctionnements possibles :

1. La fécondation – les rendez-vous manqués.

2. La nidation – des fausses couches que personne ne remarque.

3. L’immunologie – une solution rendue invisible.

4. La psychologie – les blocages inconscients.

Chapitre 1 : la fécondation - les rendez-vous manqués.

Un dépôt de reproduction d'environ 250'000 follicules ovariens est présent dans les ovaires des filles, dès leur vie in utero - avant même leur naissance. Un follicule ovarien est un petit élément de l’ovaire en forme de sac, dans lequel se développe l'ovocyte. Seul un faible nombre - entre 300 et 400 ovocytes– sera potentiellement fécondable entre le moment de la puberté et celui de la ménopause.

Pendant les années fertiles de la femme, chaque 3 à 4 semaines environ, deux douzaines d'ovocytes sont soumis à la maturation dans ses deux ovaires. La couche extérieure de ses cellules germinales est en possession de récepteurs pour l’hormone folliculo-stimulante (FSH) qui se déverse sur elles, en début du cycle. Celui des follicules qui est capable d’en absorber le plus arrive à pleine maturation, les autres dépérissent. Peu avant l’ovulation, le follicule mesure environ 2 centimètres et est rempli d’un liquide dans lequel flotte l'ovocyte comme un ballon.

Chez une femme stimulée hormonalement lors de la procréation médicalement assistée (PMA), 10 à 20 ovocytes arrivent à maturation à la place d’un seul. Agrandi à l’ultrason, on découvre l’image d’un grand sac plein de petits ballons qui attendent d’être récoltés lors de la ponction. Dans un cycle naturel, cette fonction est assurée par la trompe de Fallope. Comme un entonnoir, elle s’approche du follicule et accueille l’ovocyte mûr. L’ovulation a lieu et commence alors un voyage d’environ 20 heures, pendant lequel des fines franges sur les parois de la trompe font avancer l'ovule en direction de l’utérus. Pendant ce temps, ce dernier n'attend qu’une chose : rencontrer « le » spermatozoïde.

Contrairement aux ovocytes, les spermatozoïdes ne sont pas déjà présents avant la naissance de l’homme. Ils sont fabriqués en continu dans les testicules, grâce aux mêmes hormones que la femme. Chaque jour, jusqu'à 100 millions de spermatozoïdes terminent leur maturation dans les tubes séminifères et sont stockés dans l’épididyme. Après être passés par l'épididyme, les spermatozoïdes restent dans le tube séminal en attendant d'être expulsés lors de l'éjaculation du sperme. Ce dernier contient 20 % de spermatozoïdes et 80 % de liquide. Il est fabriqué par les vésicules séminales et la prostate. Le volume éjaculé est de 3 à 4 millilitres et contient environ 100 millions de spermatozoïdes par millilitre.

Après éjaculation dans le vagin, les spermatozoïdes et le liquide sont déposés directement devant le col de l'utérus. C’est ici qu’ils commencent leur voyage en passant par le col de l'utérus, la cavité utérine et la trompe de Fallope, en direction de l'ovule. Ils avancent avec l'aide des contractions de l'utérus, non grâce à leur queue comme souvent supposée. Pendant les jours fertiles, les sécrétions vaginales aussi appelées mucus, lubrifient et rendent le premier passage perméable. Les autres jours du cycle, ces sécrétions empêchent les corps étrangers d’entrer dans le corps de la femme. De ces millions de spermatozoïdes envoyés, seules quelques centaines arrivent à destination. Certains n’avancent pas, ne trouvent pas leur chemin ou dépérissent. Une petite quantité est stockée dans la muqueuse utérine pour donner la possibilité à l'ovule d’être fécondé quelques heures après le rapport sexuel.

Dès que les spermatozoïdes rencontrent l'ovule dans la trompe, certains y restent collés. Leur tête va libérer des enzymes leur permettant de franchir la zone pellucide. Le premier spermatozoïde qui réussit à la traverser, perd sa queue et fusionne avec la membrane cellulaire de l'ovule, ce qui provoque immédiatement son activation. La première phase de la fécondation est désormais terminée.

Le matériel chromosomique provenant des deux parents est encore distinct à ce stade. Il est contenu dans deux formations appelées pronucléus, qui vont migrer l'une vers l'autre au centre de l'ovule, guidées par des microfilaments. À ce moment précis, dans le processus de la PMA, les médecins et chercheurs ont encore le droit de manipuler, choisir ou rejeter ces cellules. 24 à 48 heures après, la loi interdit toute intervention sur les embryons. En effet, dès que les chromosomes paternels et maternels ont fusionné, un tout nouvel ensemble chromosomique est créé sous la forme d’un individu génétiquement unique, qui n’a jamais existé auparavant.

Pour maximiser les chances d’une conception naturelle, le moment du rapport sexuel est décisif. La fenêtre optimale se fait sur environ 72 heures : le jour après l'ovulation et les 48 heures avant. Souvent on pense qu’il faut privilégier le moment de l’ovulation mais on a beaucoup plus de chances de réussite les 2, voire 3 jours avant ! Les spermatozoïdes ont déjà parcouru leur long cheminement et sont en place dans la trompe de Fallope, pour accueillir l'ovule directement à sa sortie.

Si vous ne voulez rien laisser au hasard, il existe aujourd’hui d’excellents moyens pour déterminer le moment le plus opportun dans le cycle, pour faire un bébé. Il existe des ordinateurs de fertilité, des tests d’ovulation et même depuis peu, un bracelet appelé Ava. Ava est cliniquement testé et porté uniquement pendant le sommeil. Ce bracelet novateur mesure différents paramètres au repos dont la fréquence de votre pouls, votre température, votre rythme respiratoire et 6 autres paramètres physiologiques pour détecter la période fertile en temps réel. (Si vous êtes séduite par tant de facilité et de fiabilité, profitez d’une remise de CHF 20.- (ou d'EUR 20.-) sur l’achat d’un bracelet Ava avec le code suivant : " EspaceFertile ".)

Si tout va bien, une grossesse devrait s’installer après un an et demi, voire deux ans de rapports réguliers, sachant que le corps n’est pas une machine. Cependant, après ce laps de temps sans succès, on vous conseillera généralement de consulter un spécialiste de la fertilité. Il vous proposera alors une panoplie de tests, pour déterminer d’où pourrait venir le problème. Voici une liste des troubles pouvant être détectés dans cette première étape qu'est la fécondation.

Chez la femme

-L’avancée en âge.

-Les troubles de l’ovulation.

-Les troubles hormonaux.

-Un mauvais fonctionnement de la thyroïde.

-L’obstruction des trompes.

-Une anomalie du col de l’utérus.

-Un déséquilibre de la glaire cervicale.

-Une présence de trop d’anticorps contre les spermatozoïdes

-Une tumeur bénigne, fibrome, endométriose.

-Des problèmes génétiques.

Chez l’homme

-Une mobilité ou une quantité réduite des spermatozoïdes.

-Les troubles de l’éjaculation ou de l’érection.

-Les troubles hormonaux.

Cette liste ne dois pas vous faire peur. La bonne nouvelle c’est que le domaine de la fécondation a beaucoup été analysé et une panoplie de solutions existent pour vous donner un coup de pouce.

C’est un peu plus compliqué pour la phase de la création qu'est l’implantation, aussi appelé la nidation.

Je vous en parlerai en détail dans mon prochain article : chapitre 2 : la nidation – des fausses couches que personne ne remarque.

*Sources : Livre "Wie weit gehen wir für ein Kind " de Martin Spiewak et le web.

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Jacqueline Comte

Sage-femme de l'âme.

Mon cabinet se trouve dans le Canton de Vaud en Suisse. 

 

Si vous êtes intéressées à me rencontrer, n'hésitez pas à m'appeler. De cette manière nous pouvons faire connaissance, identifier vos besoins et je peux vous expliquer ma manière de travailler.

Jacqueline Comte

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