Être une maman…

« …

Face à nos enfants, chaque action, même la plus insignifiante en apparence, a des répercussions. Les parents sont des funambules. On marche sur un fil tendu entre le trop et le pas assez, un colis fragile entre les mains.


Il faut être attentif, mais ne pas laisser croire à notre enfant qu’il est le centre du monde ; il faut lui faire plaisir sans qu’il devienne blasé ; il faut équilibrer son alimentation sans le priver ; il faut lui donner confiance, mais veiller à ce qu’il reste humble ; il faut lui apprendre à être gentil, mais à ne pas se laisser faire ; il faut lui expliquer les choses, mais pas se justifier ; il faut qu’il se dépense et qu’il se repose ; il faut qu’il apprenne à aimer les animaux, mais à s’en méfier ; il faut jouer avec lui et le laisser s’ennuyer ; il faut lui apprendre l’autonomie tout en étant présent ; il faut être tolérant, mais pas laxiste ; il faut être ferme, mais pas rude ; il faut lui demander son avis, sans le laisser décider de tout ; il faut lui dire la vérité sans atteindre son innocence ; il faut l’aimer sans l’étouffer ; il faut le protéger, mais pas l’enfermer ; il faut lui tenir la main tout en le laissant s’éloigner.

… »


Ces paroles de Virginie Grimaldi dans son livre « Il est grand temps de rallumer les étoiles », me parlent beaucoup.


Aussi, parce qu’elles me font prendre conscience qu’aujourd’hui je suis ce funambule, et que j’ai de la chance de pouvoir pleinement profiter de cette traversée, malgré du défi que ça représente, grâce à un sentiment d’équilibre que j’éprouve au fond de moi.



Pas en permanence, évidemment, et non parce que je suis parfaite, toujours stable et infaillible non, mais justement parce que j’ai eu beaucoup de temps, pendant les années de mon désir d’enfant, pour apprendre à trouver ma stabilité dans l’instable humain que je suis.


Pendant ces années de crise, j’ai été obligé de composer avec mes failles, mes doutes, mes peurs, mes vulnérabilités, mes culpabilités et mes échecs aussi. C’est précisément pendant les moments les plus sombres que j’ai compris que j’étais l’unique responsable de cette femme que j’avais envie d’être. Et de vouloir être ou de vouloir devenir une maman, ne remplaçait en rien l’engagement que j’avais auprès de moi-même : de m’aimer pour ce que je suis.


C’est un chemin de tous les jours, mais si vous avez envie de vous mettre en route et de prendre cette responsabilité, il est facile d’y arriver. Traitez-vous simplement telle une maman le ferait. Offrez-vous le même amour inconditionnel, la même douceur, la même compréhension et la même compassion que vous porterez à votre enfant.


Tous les jours ! Prendre soin de vous quotidiennement veut dire, poser des actions concrètes qui vous font sentir joyeuse, aimée, confiante et en paix !


Ainsi vous deviendrez ce funambule que vous avez tant envie d’être, toujours confiante que l'équilibre se trouve en vous. Avançant doucement mais surement, en sachant que même en tombant, vous ne pouviez pas perdre. Comme Socrat l’a dit : « l’échec n’est pas la chute. La chute est de rester là où l’on est tombé. »


Prenez soin de vous.


Jacqueline C.










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