Lâcher prise... ou réactiver la femme en nous.

Introduction.


J’ai rédigé cet article pour la plume des anges du mois de juin qui parlait du féminin & du masculin. Pour l’écrire, je me suis inspirée de ce que j'ai pu vivre, ressentir et apprendre pendant mon long parcours envers mes enfants.

Comme beaucoup de femmes, j’aimais (et j’aime encore… trop) contrôler ma vie. Jusqu’à mes 31 ans, j’ai façonné mon destin selon un plan bien défini et jusque-là il avait l'air de plutôt bien fonctionner. J’avais l’impression de maîtriser ma vie jusqu'au jour où j’ai entamé le chapitre « devenir maman ». Malgré tous mes efforts, j’étais incapable de « réussir » mon plus grand projet. Absolument tout ce que je faisais se déversait dans un énorme océan d’échecs. J’avais terriblement peur de m’y noyer et pour garder la tête en dehors de l’eau, je faisais appel à ma manière de fonctionner qui avait toujours marché : prévoir, contrôler, agir, m’appliquer à fond… lutter… encore plus. 

Inutile de vous dire que cette méthode ne fonctionnait pas. Plus que je « faisais » moins « ça marchait » et ça me foutait une sacrée trouille. Je n’avais plus aucun repère dans tout ça, je m’étais perdu, j’étais fatiguée et terriblement déprimée. Je savais bien que je ne pouvais pas continuer ainsi, que je devais trouver une autre manière de fonctionner pour m'en sortir.

J’ai dû lâcher. Pas mon rêve, non, mais le « quand » et le « comment ». J’ai toujours gardé ma destination finale bien en vue mais au lieu de me fatiguer inutilement à lutter contre le courant, j’ai appris à nager avec lui et à son rythme. Pour le faire, j’ai renforcé mes qualités féminines d’accueil, de confiance et de lâcher prise sans pour autant complètement mettre de côté mes qualités masculines d’action et de contrôle.


Et finalement, c’est main dans la main que nous y sommes arrivés. Parce que nos qualités féminines ont besoin de nos qualités masculines et inversement. C’est grâce à cet équilibre que nous pouvons naviguer plus sereinement à travers les aléas de la vie.

Je vous souhaite une bonne lecture !



Cueillir la vie telle qu'elle se présente.

Aux origines de l’humanité, l’homme préhistorique chassait pendant que la femme cueillait. Les rôles étaient bien définis et les deux façons d’aborder le quotidien se complétaient dans un parfait équilibre. Encore aujourd’hui, alors que la préhistoire n’existe plus depuis bien longtemps, en chacun de nous, hommes et femmes, continuent à cohabiter ces deux énergies à la fois complémentaires et opposés. La mission de tout être humain consiste à trouver, en soi-même, la balance entre ces deux forces changeantes qui régissent chaque instant de notre vie. Mais depuis quelques décennies, les sexes, les genres et les rôles se mélangent et au lieu de continuer à faire confiance à cette formule qui fonctionne depuis la nuit des temps, nous avons misé sur une nouvelle équation, qui met en péril cet équilibre nécessaire pour naviguer à travers notre existence : faire = avoir et avoir = être.



Ainsi, nous privilégions la partie « chasseur » en nous, qui est habitée par la croyance qu’une vie se réussit. Nous faisons alors appel à nos qualités masculines d’action, de performance et de contrôle et n’utilisons plus ou très peu nos qualités féminines d’accueil. Dès notre plus jeune âge, nous établissons un plan de vie avec des objectifs à atteindre et partons à la poursuite de bonnes études, d’un travail onéreux, d’un partenaire pour la vie, d’un ou des enfants, d’un lieu de vie agréable, de voyages, de passions etc. 


Nous sommes convaincus, que tout sera parfait quand tout sera atteint.

En plus de nous donner une raison d’être, ce plan nous donne l’agréable sensation de repères et tant qu’il se déroule sans embûche, nous profitons d’une impression de puissance et de succès. Mais le revers de la médaille n’est pas bien loin. Car notre bien-être, notre stabilité et notre estime de nous-même reposent tellement sur la réussite de ces objectifs, que nous ne pouvons plus vivre dans le moment présent en nous laissant porter par le flux de la vie. Nous avons tellement peur d’échouer, que nous essayons constamment de prévoir et de contrôler notre futur.

Mais la vie ne se contrôle pas et nous ne pouvons pas tout prévoir non plus. Ce que nous réalisons douloureusement quand un imprévu se présente sous forme d’une maladie, d’un burnout, d’un licenciement, d’une infertilité, d’un divorce ou d’un décès. Alors tout s’écroule et nous devons faire le deuil, non seulement, de ce plan que nous avons si longtemps planifié et rêvé, mais aussi de nous-même dans ce plan.

En l’occurrence, il est très difficile, voire impossible, de faire le deuil de quelque chose qui nous paraissait si parfait, au point d’avoir décidé que c’était le seul chemin de vie concevable. Il est donc hors de question d’accepter ce qui nous semble une erreur et ainsi, nous préférons y résister de toutes nos forces. Notre résistance est censée changer le courant, ce qui est insensé… mais rien à faire, nous maintenons le barrage debout, jusqu’à épuisement total de nos énergies, de notre vitalité et parfois, jusqu’à perdre goût à la vie.

La bonne nouvelle, c’est que lorsque nous touchons le fond, nous pouvons rebondir.


Cueillir la chance dans la crise.

Dans chaque crise se cache une chance. Si nous voulons la saisir, il suffit d’expérimenter une nouvelle façon d’aborder la vie, de séparer « l’avoir » de « l’être » et de renouer avec cette symbiose parfaite qui est le masculin-féminin, en mettant le chasseur au repos. Juste le temps de re-ressentir cette femme en nous, que nous avons si longtemps ignorée.

Car elle sait que nous sommes tellement plus que performance, que notre beauté et notre valeur trouvent leur racine dans ce que nous sommes et non dans ce que nous faisons ou réussissons. Elle sait que la sensation de stabilité et de complétude se renforce dès que nous nous concentrons sur l’amour, la joie et la sérénité en nous. Elle sait que nous ne trouvons nulle part ailleurs une plus grande sécurité qu’auprès de nous-même et elle nous invite à ouvrir grand la porte à l’être magnifique que nous sommes. Un être qui mérite qu’on l’aime pleinement et sans conditions.


Seulement si nous nous accueillons tel que nous sommes, nous pouvons accueillir la vie telle qu'elle est.

C’est une réaction en chaine qui se produit, dès que nous nous accueillons tel que nous sommes. Car si nous nous aimons suffisamment, nous n’avons plus besoin d’être performant pour nous sentir aimé et valorisé. Nous n’avons plus peur du jugement des autres car nous ne nous jugeons plus nous-même. Nous n’avons plus besoin de réussir et ne pouvons donc plus échouer. Nous n’avons plus peur du futur et n’avons de ce fait plus besoin de tout contrôler et planifier.

Ainsi, nous pouvons vivre dans le moment présent et accueillir ce qui vient à nous avec confiance, sérénité et en toute liberté. Dès lors, la magie de la vie pourra pleinement œuvrer, accompagnant chacun de nos pas en nous offrant, avec une synchronicité parfaite, le privilège d’être toujours au bon moment au bon endroit.

Prenez soin de vous.

Jacqueline C.

Jacqueline Comte

Sage-femme de l'âme.

Mon cabinet se trouve dans le Canton de Vaud en Suisse. 

 

Si vous êtes intéressées à me rencontrer, n'hésitez pas à m'appeler. De cette manière nous pouvons faire connaissance, identifier vos besoins et je peux vous expliquer ma manière de travailler.

Jacqueline Comte

Inscription Blog :

  • Facebook - White Circle
  • Instagram - Cercle blanc